Emmené par le Breton Étienne Grandjean, dont l'accordéon diatonique est réputé de longue date dans le milieu trad-folk, muni aussi d'un banjo, d'un violon ou d'un bouzouki, doté d'une voix gouailleuse et d'une écriture imagée, flanqué de Vincent Burlot au saxophone et au chant d'opéra et de Job Defernez à la guitare et à la basse, le trio LA BELLE SOCIÉTÉ nous entraîne à la parade.
Dans une ambiance de fête foraine loufoque et un rien mélancolique, voici, messieurs mesdames, l'histoire assassine et amoureuse des Dompteurs, une Lanterne magique, un orphéon assorti, une Dame auguste "perchée dans le ciel, un Chanteur d'opéra, une Galerie des épouvantes, un Marchand de maladies…
Valses lentes ou javas alertes, tempos guinchants, tsiganes, jazzeux, la prenante Parade de LA BELLE SOCIÉTÉ a des échos de Fellini et de Nino Rota. On y flâne longuement, les yeux rêveurs, le cœur au chaud.